Lettre 48 SI : invalidation du permis et recours
Catégorie : Droit routier
Par Maître Ibrahim Shalabi — publié le
La lettre 48 SI notifie l'invalidation du permis pour solde de points nul. Délais à respecter, recours gracieux et référé suspension expliqués clairement.
L'essentiel
- La lettre 48 SI notifie l'invalidation administrative du permis de conduire lorsque le solde de points est nul, sur le fondement de l'article L223-1 du Code de la route.
- Dès la notification de la lettre 48 SI, le conducteur n'a plus le droit de conduire et doit restituer son permis à la préfecture dans un délai de dix jours.
- Le délai avant de pouvoir repasser le permis est de six mois, porté à un an en cas de nouvelle invalidation dans les cinq ans, et court à compter de la restitution effective du permis.
- Ni le recours gracieux ni le recours en annulation devant le tribunal administratif ne suspendent l'invalidation ; seul un référé-suspension peut permettre de conduire pendant la procédure.
- Le relevé d'information intégral, demandé à la préfecture, retrace l'historique des retraits de points et permet de repérer les irrégularités susceptibles de fonder un recours.
Vous venez de recevoir une lettre recommandée portant la référence 48 SI en haut à droite ? Vous découvrez que votre solde de points est tombé à zéro et que votre permis de conduire a perdu sa validité ? Vous avez besoin de votre permis pour aller travailler et vous vous demandez comment réagir dans l'urgence ?
La lettre 48 SI est l'un des courriers les plus redoutés par les conducteurs. Elle notifie une invalidation administrative du permis de conduire pour solde de points nul, conformément à l'article L 223-1 du Code de la route. À compter de sa réception, vous n'avez plus le droit de conduire et vous devez restituer votre permis à la préfecture dans les 10 jours.
Mais l'invalidation n'est pas toujours irréversible. Plusieurs recours existent, certains permettant même de continuer à conduire légalement en attendant le jugement. Encore faut-il agir vite : le délai pour contester n'est que de 2 mois, et aucun recours n'a d'effet suspensif automatique. Cet article fait le point complet sur les démarches à entreprendre, les recours possibles et les conditions pour récupérer son permis.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis juridique adapté à votre situation.
Qu'est-ce que la lettre 48 SI ?
Définition et nature juridique
La lettre 48 SI est un acte administratif émis par le ministère de l'Intérieur, plus précisément par le Fichier national des permis de conduire (FNPC). Elle constitue la notification officielle de l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul, sur le fondement de l'article L 223-1 du Code de la route qui dispose que « lorsque le nombre de points est nul, le permis perd sa validité ».
Cette décision est automatique dès lors que le solde atteint zéro. L'administration n'a pas de pouvoir d'appréciation : elle est tenue de constater la perte de validité dès que le compteur de points atteint zéro après l'enregistrement d'une nouvelle infraction.
À retenir : La lettre 48 SI n'est ni une suspension ni une annulation. C'est une invalidation administrative qui résulte mécaniquement de la perte de tous les points.
Comment reconnaître une lettre 48 SI
La lettre 48 SI présente plusieurs caractéristiques distinctives :
Elle est envoyée en recommandé avec accusé de réception
La référence « 48 SI » figure en haut à droite du courrier
Elle émane du ministère de l'Intérieur
Elle comporte un récapitulatif de l'ensemble des infractions ayant entraîné des pertes de points
Elle indique le rappel de la dernière infraction ayant fait tomber le solde à zéro
Elle ordonne la restitution du permis à la préfecture dans un délai de 10 jours
Elle mentionne les sanctions en cas de non-restitution ou de conduite malgré l'invalidation
Attention : La lettre 48 SI ne mentionne pas le détail précis de chaque infraction (excès de vitesse, feu rouge, etc.). Pour obtenir cet historique, il faut demander un relevé d'information intégral (RII) à la préfecture ou consulter le site officiel Mes Points Permis du gouvernement.
Invalidation, suspension et annulation, à ne pas confondre
Trois mesures différentes peuvent affecter un permis de conduire :
L'invalidation (48 SI) : mesure administrative automatique liée au solde de points nul
La suspension : mesure temporaire prise par le préfet ou un juge, à l'issue de laquelle le permis est restitué automatiquement
L'annulation judiciaire : prononcée par un tribunal en sanction d'un délit, avec interdiction de repasser pendant une durée fixée
L'invalidation a une particularité : elle entraîne la perte de validité pour toutes les catégories de permis dont le conducteur est titulaire (B, A, C, etc.).
Quand et comment la lettre 48 SI est-elle envoyée ?

Le mécanisme du retrait de points
Le système du permis à points est encadré par les articles L 223-1 et suivants du Code de la route. Chaque infraction au Code de la route susceptible d'entraîner un retrait de points est inscrite dans le Fichier national des permis de conduire une fois la sanction définitive.
Le retrait de points intervient lorsque la réalité de l'infraction est établie par :
Le paiement de l'amende forfaitaire
L'exécution d'une composition pénale
Une condamnation définitive par un tribunal
L'expiration du délai pour contester l'amende forfaitaire
Une fois le solde tombé à zéro, le FNPC édite automatiquement la lettre 48 SI et la fait notifier au conducteur.
Les infractions les plus souvent à l'origine d'un solde nul
Plusieurs infractions répétées conduisent fréquemment à un solde de points nul :
Excès de vitesse répétés (retraits de 1, 2, 3, 4 voire 6 points selon les cas)
Usage du téléphone au volant (3 points)
Non-respect des feux ou stops (4 points)
Conduite sous alcool ou stupéfiants (6 points)
Refus de priorité (4 points)
Circulation en sens interdit (4 points)
Non-port de la ceinture (3 points)
Dépassement dangereux (3 points)
L'accumulation rapide de ces infractions, souvent commises sans s'en rendre compte, peut conduire à un solde nul en quelques mois pour un conducteur multipliant les petits manquements.
La notification et ses effets
La notification par lettre recommandée fait courir tous les délais. Plusieurs points méritent attention :
Un avis de passage vaut notification, même si vous ne retirez pas la lettre
La date d'effet est celle de la présentation du courrier, pas celle du retrait
En cas d'adresse incorrecte ou non actualisée à la préfecture, la notification peut être contestée
En cas de notification à un tiers non habilité, la procédure peut être annulée
Ces irrégularités de notification constituent souvent des arguments solides dans le cadre d'un recours.
Les obligations immédiates du conducteur
La restitution du permis dans les 10 jours
Dès la réception de la lettre 48 SI, vous disposez d'un délai de 10 jours pour restituer votre permis de conduire à la préfecture de votre lieu de résidence. La restitution se fait :
Par envoi postal recommandé à l'adresse indiquée dans la lettre
Avec une copie de la lettre 48 SI jointe
En conservant la preuve d'envoi soigneusement
À réception de votre permis, la préfecture vous adresse un récépissé de remise portant la référence 44. Ce document est essentiel car c'est lui qui :
Marque le point de départ du délai d'interdiction de repasser
Permet d'entreprendre les démarches pour repasser le permis
Constitue une preuve officielle de la restitution
Les sanctions en cas de non-restitution
Le refus de restituer son permis est lourdement sanctionné par l'article L 223-5 du Code de la route :
2 ans d'emprisonnement
4 500 euros d'amende
À ces peines principales s'ajoutent des peines complémentaires :
Suspension du permis pour 3 ans au plus (aménageable hors activité professionnelle)
Interdiction de conduire certains véhicules, y compris les voitures sans permis, pendant 5 ans au plus
Obligation d'accomplir un stage de sensibilisation à la sécurité routière à vos frais
Confiscation du véhicule dans certains cas
L'interdiction de conduire est immédiate
Dès la notification de la lettre 48 SI, vous n'avez plus le droit de conduire, même si vous n'avez pas encore restitué physiquement votre permis. Conduire malgré une invalidation est puni des mêmes peines que le refus de restitution (2 ans d'emprisonnement et 4 500 euros d'amende), avec en plus :
Confiscation possible du véhicule
Inscription au casier judiciaire
Pour comprendre l'impact d'une condamnation sur le casier, consultez notre article sur le casier judiciaire B1 B2 B3.
En pratique : L'interdiction de conduire prend effet à la date de présentation du recommandé, peu importe que vous ayez retiré ou non le courrier à La Poste.
Informer son assurance
Vous devez également informer votre assureur de l'invalidation dans un délai de 15 jours, par lettre recommandée avec accusé de réception. Le défaut d'information peut entraîner :
La résiliation du contrat par l'assureur
Une majoration importante de la prime au renouvellement
L'exclusion de garantie en cas de sinistre antérieur à la déclaration
Les conséquences de l'invalidation
Le délai avant de pouvoir repasser le permis
Une fois le permis restitué, vous ne pouvez pas immédiatement vous réinscrire à l'examen. Un délai d'interdiction s'applique :
6 mois si c'est votre première invalidation
1 an si vous avez déjà subi une invalidation pour solde nul dans les 5 années précédentes
Ce délai court à compter de la date de restitution effective du permis (date du récépissé 44), et non à compter de la notification de la lettre 48 SI. Plus vite vous restituez votre permis, plus vite vous pourrez le repasser.
La visite médicale obligatoire
Avant de pouvoir se réinscrire à l'examen, vous devez passer une visite médicale auprès d'un médecin agréé par la préfecture. Cette visite vise à vérifier votre aptitude à la conduite. Le médecin peut conclure :
À une aptitude pleine
À une aptitude avec restrictions (port de lunettes, limitation horaire, etc.)
À une inaptitude temporaire ou définitive
Pour les invalidations consécutives à des infractions liées à l'alcool ou aux stupéfiants, des examens biologiques complémentaires sont systématiquement demandés.
Les épreuves à repasser
Le type d'épreuve à repasser dépend de l'ancienneté de votre permis :
Permis obtenu il y a moins de 3 ans : épreuves théorique (code) et pratique (conduite)
Permis obtenu il y a 3 ans ou plus : épreuve théorique uniquement (code)
Le nouveau permis délivré sera un permis probatoire avec un capital initial de 6 points, qui se reconstitue progressivement sur 3 ans si vous ne commettez aucune infraction.
Les frais à prévoir
Repasser le permis entraîne plusieurs dépenses, qu'il vaut mieux anticiper dès la restitution du titre :
la formation à l'examen, en auto-école ou en candidat libre ;
la visite médicale auprès d'un médecin agréé, dont le tarif est fixé par la réglementation ;
les examens biologiques complémentaires lorsque l'invalidation fait suite à des infractions liées à l'alcool ou aux stupéfiants ;
les frais administratifs liés à la nouvelle demande de permis.
Le montant de chacun de ces postes se vérifie au moment de la démarche, auprès de la préfecture ou du prestataire concerné, plutôt que sur la foi d'estimations générales.
Les recours possibles contre la lettre 48 SI
Le délai de 2 mois, à respecter impérativement
Tous les recours contre la lettre 48 SI sont enfermés dans un délai strict de 2 mois à compter de la notification. Ce délai court à partir de la date de présentation du recommandé, pas à partir de son retrait.
Attention : Une fois ce délai expiré, l'invalidation devient définitive et seul le repassage du permis permet de retrouver le droit de conduire.
Le recours gracieux auprès du ministère de l'Intérieur
Le recours gracieux consiste à demander au ministère de l'Intérieur de revenir sur sa décision d'invalidation. Il est porté devant le Fichier national des permis de conduire par lettre recommandée avec accusé de réception, accompagnée :
D'une copie de la lettre 48 SI
D'une copie de la pièce d'identité
D'une argumentation motivée sur les irrégularités identifiées
Du relevé d'information intégral si disponible
Des justificatifs pertinents (avis de paiement contestés, stages effectués, etc.)
Le ministère dispose d'un délai de 2 mois pour répondre. Trois issues sont possibles :
Décision favorable : annulation de l'invalidation, restitution du droit de conduire
Refus explicite : début d'un nouveau délai de 2 mois pour saisir le tribunal administratif
Silence pendant 2 mois : équivalent à un refus implicite
Le recours contentieux en annulation
Si le recours gracieux échoue ou si vous préférez saisir directement la justice, vous pouvez former un recours contentieux en annulation devant le tribunal administratif territorialement compétent.
Ce recours permet de contester la légalité de la décision d'invalidation et, surtout, la régularité de chaque retrait de points ayant conduit à ce solde nul. Les moyens fréquemment soulevés sont :
L'absence d'information préalable lors de l'infraction (article L 223-3 et R 223 du Code de la route)
L'erreur dans le décompte des retraits de points
L'absence de prise en compte des stages de récupération
L'oubli des restitutions automatiques de points
La notification irrégulière de la lettre 48 SI
La prescription de certains retraits anciens
Le délai de jugement du tribunal administratif varie sensiblement d'une juridiction à l'autre et se compte souvent en mois. Si le tribunal annule la décision, l'invalidation est réputée n'avoir jamais existé : votre permis retrouve sa pleine validité rétroactivement. Parce que ce recours exige d'éprouver la régularité de chacun des retraits de points inscrits au relevé, sa conduite peut être confiée à un avocat en invalidation du permis de conduire (48 SI) à Paris.
Pas d'effet suspensif des recours
Point essentiel : ni le recours gracieux, ni le recours contentieux n'ont d'effet suspensif automatique. Pendant toute la durée de la procédure, vous restez sans permis et ne pouvez pas conduire. Seul le référé-suspension permet de retrouver provisoirement le droit de conduire.
Pour consulter les modalités précises du recours, vous pouvez vous référer à la fiche officielle Service Public sur l'invalidation du permis de conduire.
Le référé-suspension, l'alternative au permis blanc
Le rôle du référé-suspension
Depuis la suppression du « permis blanc » par la loi du 12 juin 2003, les automobilistes invalidés disposent toutefois d'une voie de droit pour conduire pendant la procédure : le référé-suspension prévu par l'article L 521-1 du Code de justice administrative.
Cette procédure d'urgence permet de demander au juge des référés du tribunal administratif de suspendre l'exécution de la décision d'invalidation jusqu'au jugement au fond. Si le juge accueille la demande, vous pouvez conduire légalement pendant toute la durée de la procédure principale, qui peut s'étendre sur plusieurs mois ou années.
Les trois conditions cumulatives
Pour obtenir gain de cause en référé-suspension, trois conditions cumulatives doivent être réunies :
1. L'urgence
Vous devez démontrer que l'invalidation cause un préjudice grave et immédiat. Sont fréquemment retenus :
La perte d'emploi imminente (chauffeur, commercial, ambulancier, livreur)
L'impossibilité de garder son travail sans permis
La garde alternée d'enfants nécessitant des déplacements
L'éloignement géographique sans transports en commun
Les soins médicaux réguliers nécessitant des déplacements
L'urgence doit être documentée par des justificatifs précis (contrat de travail, attestation employeur, certificats médicaux).
2. Un doute sérieux sur la légalité
Le juge doit considérer qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision d'invalidation. Cette condition est remplie si le recours en annulation soulève des moyens suffisamment solides, notamment :
Irrégularité de l'information préalable lors des infractions
Erreur manifeste dans le décompte des points
Procédure irrégulière dans la notification
3. La compatibilité avec la sécurité routière
La suspension ne doit pas être incompatible avec les exigences de la sécurité routière. Le juge apprécie votre profil :
Absence d'infractions graves récentes
Absence d'alcoolémie ou de stupéfiants
Non-dangerosité au volant
Caractère ancien des infractions
En pratique : Le référé-suspension est rarement accordé en cas d'infractions graves liées à l'alcool ou aux stupéfiants. Il est plus accessible pour les conducteurs ayant accumulé des infractions modérées.
La procédure et le délai
Le référé-suspension est introduit en parallèle du recours en annulation. La procédure est rapide :
Dépôt de la requête au tribunal administratif
Audience devant le juge des référés dans un bref délai, qui dépend du rôle de la juridiction
Décision rendue par ordonnance dans les jours suivants
Si l'ordonnance est favorable, vous pouvez conduire dès sa notification jusqu'au jugement au fond. Si elle est défavorable, vous ne pouvez pas conduire mais le recours en annulation continue son cours.
Repasser son permis de conduire
Les étapes à suivre
Si tous les recours ont échoué ou si vous préférez ne pas les engager, vous devez repasser votre permis. Les étapes sont :
Attendre l'expiration du délai d'interdiction (6 mois ou 1 an à compter de la restitution)
Passer la visite médicale auprès d'un médecin agréé
S'inscrire en auto-école ou en candidat libre
Préparer l'épreuve théorique (code de la route)
Préparer l'épreuve pratique si permis obtenu il y a moins de 3 ans
Réussir les examens et obtenir le nouveau permis probatoire
La période probatoire
Le nouveau permis délivré sera un permis probatoire avec :
6 points au capital initial
Reconstitution progressive sur 3 ans sans infraction
Apposition du A à l'arrière du véhicule
Limitations de vitesse réduites (110 km/h sur autoroute au lieu de 130, etc.)
Tolérance zéro alcool (0,2 g/l au lieu de 0,5 g/l)
Si vous commettez une infraction pendant la période probatoire entraînant un retrait de 3 points ou plus, vous devrez suivre un stage obligatoire de sensibilisation à la sécurité routière à vos frais.
Récupérer ses anciens documents
Le récépissé de remise (référence 44) que vous avez reçu lors de la restitution de votre permis est indispensable pour :
S'inscrire à l'examen théorique
Justifier de la durée de votre interdiction
Bénéficier des dispenses d'épreuve pratique si éligible
Conservez précieusement ce document. En cas de perte, vous pouvez en demander un duplicata à la préfecture.
Le rôle de l'avocat en droit routier
Analyser le relevé d'information intégral
La première étape d'un dossier 48 SI est l'analyse approfondie du relevé d'information intégral (RII). Ce document, demandé à la préfecture, retrace l'historique complet du permis :
Liste des infractions enregistrées
Date et lieu de chaque infraction
Retraits de points opérés
Restitutions automatiques appliquées
Stages de récupération suivis
Procédures judiciaires éventuelles
L'analyse de ce relevé permet d'identifier les irrégularités susceptibles de fonder un recours.
Identifier les moyens de contestation
Un avocat en droit routier connaît les moyens classiques de contestation :
Défaut d'information préalable sur le retrait de points (vice de procédure récurrent)
Erreur d'identité ou homonymie
Notification à mauvaise adresse
Erreur dans le décompte ou la chronologie
Restitutions automatiques oubliées
Stages non comptabilisés par l'administration
Prescription de certains retraits
Plus l'analyse est fine, plus le recours repose sur des moyens solides.
Engager les bonnes procédures dans les délais
Les délais sont extrêmement courts en matière de 48 SI :
10 jours pour restituer le permis
15 jours pour informer l'assurance
2 mois pour engager un recours
Une fois ces délais expirés, les recours deviennent irrecevables. L'avocat veille au respect des délais et à la régularité formelle des requêtes.
Plaider en référé et au fond
L'avocat assure également la représentation devant les juridictions :
Plaidoirie en référé-suspension pour obtenir le droit de conduire provisoirement
Plaidoirie au fond pour obtenir l'annulation définitive
Suivi de la procédure jusqu'au jugement et exécution
Le Cabinet Shalabi intervient régulièrement en matière de recours contre les lettres 48 SI, du recours gracieux à la défense devant le tribunal administratif.
À retenir sur la lettre 48 SI
La lettre 48 SI notifie l'invalidation du permis pour solde de points nul
Elle émane du ministère de l'Intérieur et est envoyée en recommandé AR
L'interdiction de conduire est immédiate dès la notification
Le permis doit être restitué à la préfecture dans les 10 jours
L'assurance doit être informée dans les 15 jours
La conduite malgré l'invalidation est punie de 2 ans de prison et 4 500 euros d'amende
Plusieurs recours sont possibles dans un délai de 2 mois
Le référé-suspension permet de conduire pendant la procédure
Le délai pour repasser est de 6 mois (1 an en récidive)
L'analyse du relevé d'information intégral commande le choix du recours
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis juridique adapté à votre situation.
Questions fréquentes sur la lettre 48 SI

Peut-on conduire après la réception d'une lettre 48 SI ?
Non. L'interdiction de conduire prend effet dès la notification du courrier, même si vous n'avez pas encore restitué physiquement votre permis. Conduire malgré une lettre 48 SI est puni de 2 ans d'emprisonnement et 4 500 euros d'amende, avec confiscation possible du véhicule.
Combien de temps faut-il attendre pour repasser le permis ?
Le délai est de 6 mois pour une première invalidation, et de 1 an si vous avez déjà subi une invalidation pour solde nul dans les 5 années précédentes. Ce délai court à compter de la date de restitution effective du permis à la préfecture, attestée par le récépissé référence 44.
Faut-il repasser le code et la conduite ?
Cela dépend de l'ancienneté de votre permis. Si vous l'avez obtenu il y a moins de 3 ans, vous devez repasser le code et la conduite. Si vous l'avez obtenu il y a 3 ans ou plus, seule l'épreuve théorique du code suffit. Dans tous les cas, le nouveau permis sera probatoire avec 6 points.
Que faire si je n'ai jamais reçu la lettre 48 SI ?
Si la lettre 48 SI a été envoyée à une mauvaise adresse ou que vous n'avez pas eu connaissance de sa notification, vous pouvez contester l'invalidation pour vice de notification. Il faut agir rapidement dès que vous êtes informé de la situation, généralement lors d'un contrôle routier. Un avocat peut analyser la régularité de la notification.
Le référé-suspension est-il automatique en cas de besoin professionnel ?
Non. Le besoin professionnel doit être documenté et constitue seulement l'un des trois critères. Vous devez également démontrer un doute sérieux sur la légalité de la décision et la compatibilité avec la sécurité routière. Le juge des référés apprécie souverainement.
Comment sont fixés les honoraires d'un recours contre une lettre 48 SI ?
Ils dépendent de la complexité du dossier et des procédures engagées, recours gracieux, recours au fond ou référé-suspension, et sont arrêtés dans une convention d'honoraires conclue avant toute intervention, comme l'exige l'article 10 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971. L'aide juridictionnelle peut les prendre en charge sous conditions de ressources.
Peut-on contester la lettre 48 SI sans avocat ?
Oui, la requête devant le tribunal administratif peut être présentée sans avocat. La procédure reste toutefois technique : les délais sont stricts, et l'identification des irrégularités suppose une lecture attentive du relevé d'information intégral et des règles du Code de la route relatives à l'information préalable et au décompte des points.
Comment connaître précisément son solde de points ?
Vous pouvez consulter votre solde de points en temps réel sur le site officiel Mes Points Permis du gouvernement, accessible avec FranceConnect. Pour un historique complet incluant toutes les infractions et retraits, demandez un relevé d'information intégral (RII) à la préfecture.
Une lettre 48 SI apparaît-elle au casier judiciaire ?
Non. La lettre 48 SI est une mesure administrative et n'apparaît pas sur le casier judiciaire. En revanche, les infractions ayant conduit à l'invalidation peuvent y figurer si elles ont fait l'objet d'une condamnation pénale (alcool au volant, conduite sans permis, etc.).
Que se passe-t-il si je perds mon emploi à cause de l'invalidation ?
La perte d'emploi est l'un des principaux arguments d'urgence dans une procédure de référé-suspension. Une attestation de votre employeur sur la nécessité du permis et un éventuel licenciement à venir constituent des justificatifs solides. Une perte d'emploi effective rend la procédure encore plus pertinente.
Pour toute question sur une lettre 48 SI ou pour engager un recours contre une invalidation du permis, prenez rendez-vous avec un avocat en droit routier pour une analyse personnalisée de votre situation.
Questions fréquentes
Peut-on conduire après la réception d'une lettre 48 SI ?
Non. L'interdiction de conduire prend effet dès la notification de la lettre 48 SI, c'est-à-dire dès la présentation du courrier recommandé, même si le permis n'a pas encore été physiquement restitué à la préfecture. Conduire malgré cette invalidation est puni de deux ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende, et le véhicule peut en outre être confisqué.
Combien de temps faut-il attendre pour repasser le permis ?
Le délai d'interdiction est de six mois pour une première invalidation et d'un an lorsque le conducteur a déjà subi une invalidation pour solde de points nul dans les cinq années précédentes. Ce délai court à compter de la restitution effective du permis à la préfecture, attestée par le récépissé portant la référence 44, et non à compter de la notification de la lettre 48 SI.
Faut-il repasser le code et la conduite ?
Tout dépend de l'ancienneté du permis invalidé. Le conducteur qui l'avait obtenu depuis moins de trois ans doit repasser l'épreuve théorique et l'épreuve pratique. Celui qui le détenait depuis trois ans ou plus ne repasse que l'épreuve théorique du code. Dans les deux cas, le nouveau permis est un permis probatoire doté d'un capital initial de six points.
Que faire si je n'ai jamais reçu la lettre 48 SI ?
Lorsque la lettre 48 SI a été adressée à une adresse erronée ou que le conducteur n'a pas eu connaissance de sa notification, l'invalidation peut être contestée pour vice de notification. Il faut agir dès que l'on apprend la situation, souvent à l'occasion d'un contrôle routier, en faisant analyser la régularité de la notification afin d'engager le recours approprié.
Comment connaître précisément son solde de points ?
Le solde de points se consulte en temps réel sur le site officiel Mes Points Permis, accessible au moyen de FranceConnect. Pour obtenir l'historique complet du permis, avec la liste des infractions enregistrées, les retraits opérés, les restitutions et les stages suivis, il faut demander à la préfecture un relevé d'information intégral, document indispensable pour préparer un recours.
Une lettre 48 SI apparaît-elle au casier judiciaire ?
Non. La lettre 48 SI notifie une mesure administrative d'invalidation du permis et n'apparaît pas au casier judiciaire. Les infractions qui ont conduit au solde de points nul peuvent en revanche y figurer lorsqu'elles ont donné lieu à une condamnation pénale, comme une conduite sous l'empire d'un état alcoolique ou une conduite sans permis.